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Assemblée Générale des Puisatiers 2017

L’Assemblée Générale des Puisatiers s’est déroulée le samedi 1er avril 2017 à Flirey (54) dans les locaux de l’Auberge du Chardon Lorrain.

Le rapport d’activité et le rapport financier de 2016 présentés ont été adoptés ainsi que les projets pour 2017 et le budget prévisionnel correspondant.

Ci-dessous le bilan financier 2016 :

 

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L’orientation pour 2017

Est axée essentiellement  sur la formation des femmes afin qu’elles obtiennent grâce à leurs diverses productions ( savon, élevage, commercialisation, tissage, couture) des ressources financières leur permettant entre autre de payer la scolarité de leurs enfants, l’achat de médicaments…

Ci-dessous le budget Prévisionnel pour 2017 :

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Du nouveau au Centre de Couture de Sanon

Evelyne, la nouvelle monitrice en coupe-couture a signé son contrat de travail le 7 mars 2015.

L’effectif des d’élèves inscrits reste stable. La formation est destinée essentiellement aux élèves n’étant pas admis à l’entrée au collège ou ne réussissant pas à suivre le cycle du secondaire.

Des latrines complètent l’installation du Centre de couture, elles ont été construites par les villageois de Sanon.

Deux anciennes élèves formées en couture à Sanon et actuellement domiciliées à Ouagadougou vont entreprendre une formation perfectionnante au sein du Centre de formation Afrika Tiss  dont nous avons fait la connaissance lors de notre dernière mission.

Cette formation pourra déboucher sur une embauche au sein de cette association. Elles seront chargées de confectionner des objets tels que coussins, sacs, avec les tissages réalisés par des femmes elles-mêmes rémunérées par cette association.

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Formation à la commercialisation des savons au beurre de karité

En 2016, 31 femmes de Sanon ont  appris à fabriquer des savons au beurre de karité.

Début 2017, un second cycle de formation a été mis en place portant sur l’apprentissage de la gestion et de la commercialisation de leur production.

Cette formation veut apporter un appui aux femmes dans leurs activités génératrices de revenus et son objectif est de doter les femmes de connaissances théoriques et pratiques en commercialisation et en gestion d’une savonnerie artisanale.

En préalable, la formatrice a pu vérifier l’acquisition et le respect de la technique de fabrication et des consignes de sécurité.

Le contenu de cette nouvelle formation comporte différentes notions :

– une sensibilisation des femmes à la vie associative  (l’absence de leadership dans la plupart des groupements ruraux handicape les activités collectives) : quelle organisation, quel rôle de chaque membre au sein du groupement, différence entre sa responsabilité dans l’entreprise et son rang au domicile conjugal…

– les techniques de commercialisation des produits, la notion de détermination de coût et celle de marketing simple (produit, prix, distribution et promotion).

– les caractéristiques d’un bon vendeur, les besoins du client et l’importance du client dans la vie de l’entreprise,

la gestion de l’unité de production de savon et la nécessité de rendre compte de cette gestion, en respectant notamment l’obligation d’enregistrer les mouvements de caisse.

– la connaissance des matières premières et des équipements nécessaires à la fabrication ainsi que les différentes exigences pour mieux acheter.

Cette formation a été assurée par 2 formateurs du  Centre Ecologique Albert Schweitzer de Ouagadougou.

Le coût total de la formation s’élève à  3 657 500 francs CFA soit 5 580 €uros.

Ce montant comprend 10 journées de formation, les déplacements des formateurs, le matériel didactique et les cahiers remis aux participantes ainsi que 2 journées de suivi par trimestre pendant un an auprès du groupe de femmes.

Formation commercialisation

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A Sourgou 24 femmes issues de différents villages de la commune, ont été formées à la fabrication de savon au beurre de karité

En janvier 2017, lors de notre mission annuelle, nous avons pu assister à cette formation.

Fabrication savon mélange

Pour fabriquer les savons, les composants suivants : beurre de karité, huile de coco, soude et silicate, sont mélangés dans une grande bassine en plastique.

Lors du mélange, des consignes  de sécurité  strictes doivent être  respectées : interdiction absolue de présence d’enfant sur le lieu de fabrication, port de protections contre les projections de soude : blouse, gants, lunettes, masque, chaussures.

Moulage du savon

A bonne consistance, le mélange est versé dans un moule carré en bois (65 cm x 65 cm x  10 cm) tapissé d’un film plastique et laissé à sécher pendant 24 heures.

Puis, la plaque de savon est démoulée et déposée sur une table spéciale pour être découpée, l’opération s’achève par un estampillage des savons.

Savon découpage 1

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L’eau, des élèves motivées et… une exposition plus tard : un don au profit des Puisatiers

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Des résultats scolaires encourageants au collège de Sanon

A la session du BEPC de juin 2016, sur les 35 candidats présentés à l’examen, 30 ont été admis à poursuivre leur cursus scolaire en intégrant le lycée.

Ces résultats ont placé le collège à la première place au niveau de la province de Kourwéogo dont dépend Sanon.

Grand périmètre cultivé de Sanon

Le grand périmètre cultivé de Sanon : création et évolution

En 1989, la CEE créée une rizière de 2,7 ha dans les bas-fonds de Sanon où un forage fut réalisé.

La saison des pluies permet la culture du riz, on parle de riz pluvial.
La saison sèche permet de pratiquer le maraîchage.

Le périmètre périclita lorsque  l’encadrement européen quitta le pays en 1991 bien qu’il ait demandé au gouvernement du Burkina Faso de continuer l’action « rizière ». Mais aucun engagement écrit n’ayant été signé et aucune ONG n’ayant pris la relève, le moniteur n’a plus été payé, le trésorier est parti avec la caisse et la misère est revenue chez les villageois.

Accéder à l’autonomie et à la suffisance alimentaire sont les objectifs des Puisatiers :

A partir de 2002, les Puisatiers restaurent le site et ses différentes installations avec l’aide de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse : clôture, pompes immergées, groupe électrogène, château d’eau, bassins d’irrigation, canaux de répartition et achètent : petit matériel de culture, semences, engrais et carburant pour les groupes.

Une centaine de villageois redémarre les cultures,  encadrée par un moniteur agricole burkinabè dont la formation et la rémunération furent prises en charge par les Puisatiers.

Bassin d'irrigation et canux de répartition entre les parcelles

Une convention entre les Puisatiers et le Comité de gestion est signée indiquant en particulier la nécessité de gérer les revenus engendrés par les récoltes, afin de prévoir et assumer les achats et interventions nécessaires pour assurer la maintenance du matériel.

Signature de convention

La formation de 2 jeunes volontaires au BEP de moniteur agricole et un stage d’électromécanique pour un 3 ème sont pris en charge financièrement par les Puisatiers.

 En 2008, une installation solaire complète l’installation ce qui  permet le pompage de l’eau dans la journée diminuant ainsi la quantité de carburant (très onéreux) utilisé la nuit pour remplir le château d’eau.

En 2015, une remise en état, conformité et sécurité de toute l’installation de pompage est effectuée.

Rénovation et Sécurisation