Image49

Assemblée Générale des Puisatiers 2017

L’Assemblée Générale des Puisatiers s’est déroulée le samedi 1er avril 2017 à Flirey (54) dans les locaux de l’Auberge du Chardon Lorrain.

Le rapport d’activité et le rapport financier de 2016 présentés ont été adoptés ainsi que les projets pour 2017 et le budget prévisionnel correspondant.

Ci-dessous le bilan financier 2016 :

 

lespuisatiers_Depenses-realisees_2016

lespuisatiers_Recettes-Realisees_2016

L’orientation pour 2017

Est axée essentiellement  sur la formation des femmes afin qu’elles obtiennent grâce à leurs diverses productions ( savon, élevage, commercialisation, tissage, couture) des ressources financières leur permettant entre autre de payer la scolarité de leurs enfants, l’achat de médicaments…

Ci-dessous le budget Prévisionnel pour 2017 :

lespuisatiers_Depenses-previsionnelles_2017

lespuisatiers_Recettes-Previsionnelles_2017

P1110990

Du nouveau au Centre de Couture de Sanon

Evelyne, la nouvelle monitrice en coupe-couture a signé son contrat de travail le 7 mars 2015.

L’effectif des d’élèves inscrits reste stable. La formation est destinée essentiellement aux élèves n’étant pas admis à l’entrée au collège ou ne réussissant pas à suivre le cycle du secondaire.

Des latrines complètent l’installation du Centre de couture, elles ont été construites par les villageois de Sanon.

Deux anciennes élèves formées en couture à Sanon et actuellement domiciliées à Ouagadougou vont entreprendre une formation perfectionnante au sein du Centre de formation Afrika Tiss  dont nous avons fait la connaissance lors de notre dernière mission.

Cette formation pourra déboucher sur une embauche au sein de cette association. Elles seront chargées de confectionner des objets tels que coussins, sacs, avec les tissages réalisés par des femmes elles-mêmes rémunérées par cette association.

Le réseau national d’électricité alimente désormais Sourgou

En janvier 2016, nous apprenons que la commune de Sourgou est reliée au réseau national d’électricité (SONABEL).

Nous décidons alors du transfert de l’installation solaire équipant jusqu’alors l’école de Sourgou, vers l’école de Puédogo (village dépendant  de Sourgou) ce qui fut fait courant 2016.

Cette installation est à présent fonctionnelle à Puédogo ainsi que le forage qui a pu être réalisé et équipé d’une pompe à mains de type India à proximité de l’école.

Puédogo forage

Pour information le coût d’un forage et son équipement s’élève à 8 500 000 francs CFA soit 12 970 €uros.

Une étude préalable d’implantation coûte 500 000 francs CFA soit 765 €uros par recherche.

logo_Lycee-NERMOT

L’eau, des élèves motivées et… une exposition plus tard : un don au profit des Puisatiers

P1120212

Le champ pédagogique de 6 ha de Sanon a offert ses premières récoltes de mil et sorgho

Les travaux de clôture de ce nouveau périmètre expérimental étant achevés ainsi que la plantation d’épineux bordant et doublant cette clôture, les premières mises en culture ont pu être réalisées.

Pour cette première saison de fonctionnement, 4 parcelles (sur 8 prévues) ont été plantées selon des méthodes économes en eau tels que le zaï* et les bakas*(* cf. définitions ci-dessous).

Ces techniques agro écologiques pratiquées par de jeunes agriculteurs motivés ont porté leurs fruits. En effet, sorgho rouge et mil associé à des haricots ont produit une belle récolte qui a fait l’admiration de bon nombre d’agriculteurs du village. Gageons qu’ils auront bientôt tous envie de pratiquer ces méthodes et ainsi d’augmenter leurs récoltes et leurs ressources.

D’autre part, une pépinière d’arbres d’essences locales a été créé dans l’objectif de les implanter ultérieurement dans la cour du collège.

Zaï

*Le zaï (photo ci-dessus) est une culture en poquet permettant de concentrer l’eau et les engrais biologiques dans des trous de 30 à 40 cm de diamètre et  10 à 15 cm de profondeur dans lesquels sont plantées les céréales. La terre retirée est déposée en croissant en aval des trous évitant que la terre et les fertilisants soient entraînés par les eaux.

Les matières organiques déposées dans chaque micro bassin avant la période des pluies attirent les termites  qui creusent des galeries jusqu’à la surface  permettant ainsi  l’infiltration de l’eau et la formation de poches d’eau en profondeur.

Cette technique permet donc de maîtriser l’érosion, favorise l’enracinement profond des cultures et augmente considérablement les rendements des céréales. Technique particulièrement avantageuse dans la terre très pauvre de la zone subsahélienne où se situent Sanon et Sourgou.

Champ pédagogique baka & sorgho

*Le Baka (photo ci-dessus) est une petite mare creusée au point déclive de chaque parcelle permettant le recueil des eaux de ruissellement lors de la saison des pluies et favorisant l’infiltration des eaux pluviales vers les nappes phréatiques. Leur capacité est d’environ 4 à 5 m3.

P1030381

Des résultats scolaires encourageants au collège de Sanon

A la session du BEPC de juin 2016, sur les 35 candidats présentés à l’examen, 30 ont été admis à poursuivre leur cursus scolaire en intégrant le lycée.

Ces résultats ont placé le collège à la première place au niveau de la province de Kourwéogo dont dépend Sanon.

Classe du collège de Sanon

Utilité de la réalisation du collège de Sanon

A propos du nouveau système scolaire du Burkina Faso, appelé « continuum » … Et, de l’utilité de la réalisation du collège de Sanon que nous avons construit entre 2011 et 2013 … 

Au sujet du « continuum », Médiaterre*  écrit :

« Le Burkina Faso est engagé dans la mise en œuvre de la réforme du système d’éducation afin d’assurer un enseignement de base obligatoire et gratuit à tous les enfants de 3 à 16 ans.

L’ambition des autorités politiques est de rendre le système éducatif cohérent, plus fonctionnel et plus adapté aux besoins de développement socioéconomique et culturel du Burkina Faso.

Avec ce nouveau système, l’éducation de base comprend désormais le préscolaire, le primaire et le post-primaire (jusqu’en 3ième) qui forment un cycle unique appelé continuum d’une durée de treize ans.

Malgré la pertinence de la philosophie, beaucoup d’insuffisances sont constatées dans son exécution. En effet aujourd’hui, le continuum souffre de beaucoup de maux dont le manque d’infrastructures, le manque de personnel enseignant, toute chose qui a pour conséquence, l’incapacité de prise en charge de milliers d’élèves admis à l’entrée en sixième, la non rémunération des enseignants vacataires appelés en suppléance pour ne citer que cela »…

* Médiaterre : Informe sur l’actualité du développement durable, à la fois récepteur et producteur de l’information, membre d’une communauté d’experts, de praticiens et de citoyens, acteurs du développement durable.

Pour illustrer ce changement, P. Maurice OUDET nous relate cette « histoire vécue » :

« Denise, orpheline de père,  a pu être scolarisée jusqu’au CM2. Elle a eu son CEP (Certificat d’Etudes Primaires) en juin 2014, mais, cette année-là, elle n’a pas obtenu l’entrée en 6°.
Sa maman étant loin de pouvoir rassembler les 80 000 F *(équivalent de 122 €) nécessaire pour l’inscrire dans un établissement privé, je lui ai conseillé d’inscrire à nouveau sa fille au CM2.
Ce qu’elle a fait.
Et en juin 2015 Denise obtenait son entrée en 6°.
Mais cette année là encore, pas de place dans le public, elle a donc été affectée dans un lycée privé dont la scolarité s’élève à 77 500 F (118 €) pour toute l’année, au lieu de moins de 20 000 F (30 €) dans le public.
Ayant été  « affectée », il est clairement écrit sur les documents, que Denise n’aura que 27 500 F (42 €) à payer pour la scolarité, l’état prenant en charge les 50 000 F (76 €) restant.
Cette prise en charge par l’état correspond à un appui financier facilitant la scolarité des orphelins. Sachant que la maman n’est pas capable de payer les 27 500 F (42 €), j’ai pris en charge la scolarité de Denise.
A ma grande stupeur, en janvier 2016, Denise est venue me voir, me disant qu’elle avait été chassée de sa classe avec tous ceux qui n’avaient pas payé les 50 000 F impayés, c’est-à-dire, la part de l’état ! Oui, vous avez bien lu !
Les élèves qui ne paient pas la part de l’état sont chassés de l’établissement.
Voulant en savoir plus, j’ai contacté l’intendant qui m’a dit que l’état leur avait affecté de nombreux élèves (les ¾ je crois), si bien qu’en ce mois de janvier ils ne pouvaient plus payer les professeurs. Et donc, qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de demander aux parents la part de l’état, ou de fermer l’établissement.
J’ai négocié la possibilité de payer une certaine somme par mois, et j’ai fait signer un papier certifiant que je serai remboursé quand l’état aura versé sa part ».

D’après P. Maurice OUDET, responsable de  SEDELAN au Burkina Faso (structure d’appui aux organisations paysannes du Burkina Faso et grand défenseur de la souveraineté alimentaire).

* Le salaire mensuel moyen d’un instituteur au Burkina Faso est de 80 000F soit 122 €.

2ième forage du collège de Sanon

Avancement des travaux début 2016

Les 4 recherches d’implantation de forage à Manefyam restant négatives, nous ne pouvons malheureusement pas continuer ces recherches sachant que leur financement s’est élevé à environ 2000 € et que les géologues nous ont confirmés qu’il y a peu d’espoir de trouver de l’eau dans ce secteur.

Le deuxième forage au collège de Sanon a été réalisé, il procure 7 200 litres/heure.

Par contre la recherche effectuée près de l’école de Puédogo s’est avérée positive et la réalisation du forage est lancée.

Implantation du forage de Puédogo

Implantation du forage de Puédogo

Le Champ pédagogique de Sanon est préparé et pourra en principe recevoir les cultures vivrières (riz, sorgho, mil…) dès la prochaine saison des pluies (en mai-juin).

Local de stockage du champ pédagogique

Local de stockage du champ pédagogique

L’extension du goutte à goutte au petit périmètre de Sanon est en cours, elle doit être terminée le 19 avril.

Installation du goutte à goutte

Installation du goutte à goutte

Lycee-NERMONT_eau, une ressource a ne pas gaspiller

Rayonnement et Témoignage de l’Association des Puisatiers

Quatre élèves de terminale section « services aux personnes et territoire »  du Lycée Nermont de Nogent le Rotrou, devant faire un travail sur la sensibilisation à l’utilisation raisonnée de l’eau nous ont contactés afin de recueillir des informations, des documents et photos.

 

Elles ont présenté leurs travaux lors de l’exposition, à laquelle nous étions conviés, et qui s’est déroulée le 2 avril.

Le 11 avril nous recevions ce message :

« Bonjour, je vous remercie pour ce que vous nous faites parvenir, notre exposition s’est bien déroulée il y a eu du monde et nous avons récoltés des fonds pour vous aider et beaucoup de personnes étaient intéressées.
Bonne journée

Emeline, Emilie, Ingrid et Sonia »

Lycee-NERMONT_eau, une ressource a ne pas gaspiller

Claudine Moissonnier et Abdou Salam Kaboré

Assemblée Générale des Puisatiers le 10 avril 2016

En début de séance, fut évoqué le souvenir de Georges Moissonnier fondateur et président de l’association depuis 1999.
L’accueil des participants et la présentation de l’ordre du jour ont ouverts la séance.

Le rapport d’activités et le bilan financier de 2015 étant adoptés à l’unanimité, les perspectives et le budget prévisionnel pour 2016 ont été présentés et acceptés.

 

Les projets décidés pour 2016 sont :

L’achat et la distribution annuelle des fournitures scolaires  pour environ 2400 élèves (6 écoles).

A Sanon :

Construction de latrines près du local de la formation couture.

– Transfert d’un compteur d’eau pour évaluer les économies d’eau réelles liées au système de goutte à goutte.

Suivi de la formation « fabrication de savon » au beurre de karité et commercialisation.

Achat d’une pompe immergée en remplacement de celle datant de 2001.

Remplacement du régulateur de charge du système d’électrification solaire du dispensaire.

 

A Sourgou :

– Electrification solaire de l’école de Puédogo  (recyclage du matériel de l’école de Sougou qui est à présent alimentée par l’électrification de la commune), et,

Réalisation d’un forage à cette école.

Réalisation de 3 puits busés et sécurisés dans le périmètre maraîcher de 82 femmes.

Réparation de 2 motopompes et d’un groupe électrogène de 14 KWA.

Achat d’un concasseur de noix de karité, et

Formation à la fabrication de savon de karité pour les femmes.

 

Le renouvellement des membres du bureau a été voté :

Bernard Gex ayant assuré l’intérim de la présidence depuis quelques mois, ne représentant pas sa candidature, la candidature de Claudine Moissonnier  accueillie favorablement est  acceptée à l’unanimité.

Abdou Salam Kaboré, notre correspondant « principal » à Ouagadougou a été nommé vice-président à sa demande et avec l’accord de l’assemblée.

Une troisième vice-présidente, Jacqueline Singer,
une nouvelle trésorière, Odile Didier,
et son adjoint, Michel Henry,
renforcent ainsi l’équipe du conseil d’administration. Les autres membres conservent leur poste.

 

Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 25 € par personne & par an

Nous vous invitons à nous rejoindre ou à renouveler votre cotisation le plus vite possible.
Pour plus d’information cliquez ici.