P1110990

Du nouveau au Centre de Couture de Sanon

Evelyne, la nouvelle monitrice en coupe-couture a signé son contrat de travail le 7 mars 2015.

L’effectif des d’élèves inscrits reste stable. La formation est destinée essentiellement aux élèves n’étant pas admis à l’entrée au collège ou ne réussissant pas à suivre le cycle du secondaire.

Des latrines complètent l’installation du Centre de couture, elles ont été construites par les villageois de Sanon.

Deux anciennes élèves formées en couture à Sanon et actuellement domiciliées à Ouagadougou vont entreprendre une formation perfectionnante au sein du Centre de formation Afrika Tiss  dont nous avons fait la connaissance lors de notre dernière mission.

Cette formation pourra déboucher sur une embauche au sein de cette association. Elles seront chargées de confectionner des objets tels que coussins, sacs, avec les tissages réalisés par des femmes elles-mêmes rémunérées par cette association.

P1120472 - Copie allégée

Formation à la commercialisation des savons au beurre de karité

En 2016, 31 femmes de Sanon ont  appris à fabriquer des savons au beurre de karité.

Début 2017, un second cycle de formation a été mis en place portant sur l’apprentissage de la gestion et de la commercialisation de leur production.

Cette formation veut apporter un appui aux femmes dans leurs activités génératrices de revenus et son objectif est de doter les femmes de connaissances théoriques et pratiques en commercialisation et en gestion d’une savonnerie artisanale.

En préalable, la formatrice a pu vérifier l’acquisition et le respect de la technique de fabrication et des consignes de sécurité.

Le contenu de cette nouvelle formation comporte différentes notions :

– une sensibilisation des femmes à la vie associative  (l’absence de leadership dans la plupart des groupements ruraux handicape les activités collectives) : quelle organisation, quel rôle de chaque membre au sein du groupement, différence entre sa responsabilité dans l’entreprise et son rang au domicile conjugal…

– les techniques de commercialisation des produits, la notion de détermination de coût et celle de marketing simple (produit, prix, distribution et promotion).

– les caractéristiques d’un bon vendeur, les besoins du client et l’importance du client dans la vie de l’entreprise,

la gestion de l’unité de production de savon et la nécessité de rendre compte de cette gestion, en respectant notamment l’obligation d’enregistrer les mouvements de caisse.

– la connaissance des matières premières et des équipements nécessaires à la fabrication ainsi que les différentes exigences pour mieux acheter.

Cette formation a été assurée par 2 formateurs du  Centre Ecologique Albert Schweitzer de Ouagadougou.

Le coût total de la formation s’élève à  3 657 500 francs CFA soit 5 580 €uros.

Ce montant comprend 10 journées de formation, les déplacements des formateurs, le matériel didactique et les cahiers remis aux participantes ainsi que 2 journées de suivi par trimestre pendant un an auprès du groupe de femmes.

Formation commercialisation

Le réseau national d’électricité alimente désormais Sourgou

En janvier 2016, nous apprenons que la commune de Sourgou est reliée au réseau national d’électricité (SONABEL).

Nous décidons alors du transfert de l’installation solaire équipant jusqu’alors l’école de Sourgou, vers l’école de Puédogo (village dépendant  de Sourgou) ce qui fut fait courant 2016.

Cette installation est à présent fonctionnelle à Puédogo ainsi que le forage qui a pu être réalisé et équipé d’une pompe à mains de type India à proximité de l’école.

Puédogo forage

Pour information le coût d’un forage et son équipement s’élève à 8 500 000 francs CFA soit 12 970 €uros.

Une étude préalable d’implantation coûte 500 000 francs CFA soit 765 €uros par recherche.

P1120468

A Sourgou 24 femmes issues de différents villages de la commune, ont été formées à la fabrication de savon au beurre de karité

En janvier 2017, lors de notre mission annuelle, nous avons pu assister à cette formation.

Fabrication savon mélange

Pour fabriquer les savons, les composants suivants : beurre de karité, huile de coco, soude et silicate, sont mélangés dans une grande bassine en plastique.

Lors du mélange, des consignes  de sécurité  strictes doivent être  respectées : interdiction absolue de présence d’enfant sur le lieu de fabrication, port de protections contre les projections de soude : blouse, gants, lunettes, masque, chaussures.

Moulage du savon

A bonne consistance, le mélange est versé dans un moule carré en bois (65 cm x 65 cm x  10 cm) tapissé d’un film plastique et laissé à sécher pendant 24 heures.

Puis, la plaque de savon est démoulée et déposée sur une table spéciale pour être découpée, l’opération s’achève par un estampillage des savons.

Savon découpage 1

logo_Lycee-NERMOT

L’eau, des élèves motivées et… une exposition plus tard : un don au profit des Puisatiers

P1120212

Le champ pédagogique de 6 ha de Sanon a offert ses premières récoltes de mil et sorgho

Les travaux de clôture de ce nouveau périmètre expérimental étant achevés ainsi que la plantation d’épineux bordant et doublant cette clôture, les premières mises en culture ont pu être réalisées.

Pour cette première saison de fonctionnement, 4 parcelles (sur 8 prévues) ont été plantées selon des méthodes économes en eau tels que le zaï* et les bakas*(* cf. définitions ci-dessous).

Ces techniques agro écologiques pratiquées par de jeunes agriculteurs motivés ont porté leurs fruits. En effet, sorgho rouge et mil associé à des haricots ont produit une belle récolte qui a fait l’admiration de bon nombre d’agriculteurs du village. Gageons qu’ils auront bientôt tous envie de pratiquer ces méthodes et ainsi d’augmenter leurs récoltes et leurs ressources.

D’autre part, une pépinière d’arbres d’essences locales a été créé dans l’objectif de les implanter ultérieurement dans la cour du collège.

Zaï

*Le zaï (photo ci-dessus) est une culture en poquet permettant de concentrer l’eau et les engrais biologiques dans des trous de 30 à 40 cm de diamètre et  10 à 15 cm de profondeur dans lesquels sont plantées les céréales. La terre retirée est déposée en croissant en aval des trous évitant que la terre et les fertilisants soient entraînés par les eaux.

Les matières organiques déposées dans chaque micro bassin avant la période des pluies attirent les termites  qui creusent des galeries jusqu’à la surface  permettant ainsi  l’infiltration de l’eau et la formation de poches d’eau en profondeur.

Cette technique permet donc de maîtriser l’érosion, favorise l’enracinement profond des cultures et augmente considérablement les rendements des céréales. Technique particulièrement avantageuse dans la terre très pauvre de la zone subsahélienne où se situent Sanon et Sourgou.

Champ pédagogique baka & sorgho

*Le Baka (photo ci-dessus) est une petite mare creusée au point déclive de chaque parcelle permettant le recueil des eaux de ruissellement lors de la saison des pluies et favorisant l’infiltration des eaux pluviales vers les nappes phréatiques. Leur capacité est d’environ 4 à 5 m3.

P1030381

Des résultats scolaires encourageants au collège de Sanon

A la session du BEPC de juin 2016, sur les 35 candidats présentés à l’examen, 30 ont été admis à poursuivre leur cursus scolaire en intégrant le lycée.

Ces résultats ont placé le collège à la première place au niveau de la province de Kourwéogo dont dépend Sanon.

Formation des femmes à la fabrication des savons au beurre de karité

Formation à la fabrication de savons au beurre de karité

Cette formation a concerné 31 femmes à Sanon,

Elle a été demandée par les femmes, financée par les Puisatiers, réalisée par le CEAS (Centre Ecologique Albert Schweitzer de Ouagadougou) et s’est déroulée du 1er au 5 février 2016.

Les femmes ont appris à produire des savons de lessive, de toilette et du savon liquide de qualité. Elles ont été sensibilisées aux dangers liés à la manipulation de la soude et ont appris  les mesures préventives de sécurité à observer pendant la production du savon.

La vente des savons leur permettra d’augmenter leurs revenus.

A la fin du stage, une évaluation a eu lieu et les formateurs ont constaté une grande motivation des participantes tout au long du travail.

Pour remercier les organisateurs et les formateurs, les dignitaires du village se sont rendus sur place et les responsables locaux de l’association ADDS (Aide au Développement du Département de Sourgoubila) se sont beaucoup impliqués.

Les habitants du village ont montré un enthousiasme remarquable, ils n’ont cessé de défiler sur le lieu de la formation et ont acheté des échantillons de savon.

Par contre, des points faibles ont été notés : l’analphabétisme de la majorité des participantes rend la formation difficile et les locaux pour la formation sont inexistants. Les Puisatiers laissent à l’initiative des villageois la construction d’un local  mais prendront en charge le suivi de la formation des femmes.

Les femmes suggèrent un soutien pour d’autres formations : fabrication de pommades à base de beurre de karité, de soumbala, de yaourt. Le centre Albert Schweitzer préconise un suivi-conseil des personnes chargées de la production des savons.

Les femmes de Sourgou ont émis le souhait de suivre ce même type de formation, cette demande a été examinée par les Puisatiers et programmée en 2016 ainsi que l’achat d’un concasseur de noix de karité pour le village.

Classe du collège de Sanon

Utilité de la réalisation du collège de Sanon

A propos du nouveau système scolaire du Burkina Faso, appelé « continuum » … Et, de l’utilité de la réalisation du collège de Sanon que nous avons construit entre 2011 et 2013 … 

Au sujet du « continuum », Médiaterre*  écrit :

« Le Burkina Faso est engagé dans la mise en œuvre de la réforme du système d’éducation afin d’assurer un enseignement de base obligatoire et gratuit à tous les enfants de 3 à 16 ans.

L’ambition des autorités politiques est de rendre le système éducatif cohérent, plus fonctionnel et plus adapté aux besoins de développement socioéconomique et culturel du Burkina Faso.

Avec ce nouveau système, l’éducation de base comprend désormais le préscolaire, le primaire et le post-primaire (jusqu’en 3ième) qui forment un cycle unique appelé continuum d’une durée de treize ans.

Malgré la pertinence de la philosophie, beaucoup d’insuffisances sont constatées dans son exécution. En effet aujourd’hui, le continuum souffre de beaucoup de maux dont le manque d’infrastructures, le manque de personnel enseignant, toute chose qui a pour conséquence, l’incapacité de prise en charge de milliers d’élèves admis à l’entrée en sixième, la non rémunération des enseignants vacataires appelés en suppléance pour ne citer que cela »…

* Médiaterre : Informe sur l’actualité du développement durable, à la fois récepteur et producteur de l’information, membre d’une communauté d’experts, de praticiens et de citoyens, acteurs du développement durable.

Pour illustrer ce changement, P. Maurice OUDET nous relate cette « histoire vécue » :

« Denise, orpheline de père,  a pu être scolarisée jusqu’au CM2. Elle a eu son CEP (Certificat d’Etudes Primaires) en juin 2014, mais, cette année-là, elle n’a pas obtenu l’entrée en 6°.
Sa maman étant loin de pouvoir rassembler les 80 000 F *(équivalent de 122 €) nécessaire pour l’inscrire dans un établissement privé, je lui ai conseillé d’inscrire à nouveau sa fille au CM2.
Ce qu’elle a fait.
Et en juin 2015 Denise obtenait son entrée en 6°.
Mais cette année là encore, pas de place dans le public, elle a donc été affectée dans un lycée privé dont la scolarité s’élève à 77 500 F (118 €) pour toute l’année, au lieu de moins de 20 000 F (30 €) dans le public.
Ayant été  « affectée », il est clairement écrit sur les documents, que Denise n’aura que 27 500 F (42 €) à payer pour la scolarité, l’état prenant en charge les 50 000 F (76 €) restant.
Cette prise en charge par l’état correspond à un appui financier facilitant la scolarité des orphelins. Sachant que la maman n’est pas capable de payer les 27 500 F (42 €), j’ai pris en charge la scolarité de Denise.
A ma grande stupeur, en janvier 2016, Denise est venue me voir, me disant qu’elle avait été chassée de sa classe avec tous ceux qui n’avaient pas payé les 50 000 F impayés, c’est-à-dire, la part de l’état ! Oui, vous avez bien lu !
Les élèves qui ne paient pas la part de l’état sont chassés de l’établissement.
Voulant en savoir plus, j’ai contacté l’intendant qui m’a dit que l’état leur avait affecté de nombreux élèves (les ¾ je crois), si bien qu’en ce mois de janvier ils ne pouvaient plus payer les professeurs. Et donc, qu’ils n’avaient pas d’autre choix que de demander aux parents la part de l’état, ou de fermer l’établissement.
J’ai négocié la possibilité de payer une certaine somme par mois, et j’ai fait signer un papier certifiant que je serai remboursé quand l’état aura versé sa part ».

D’après P. Maurice OUDET, responsable de  SEDELAN au Burkina Faso (structure d’appui aux organisations paysannes du Burkina Faso et grand défenseur de la souveraineté alimentaire).

* Le salaire mensuel moyen d’un instituteur au Burkina Faso est de 80 000F soit 122 €.