Image49

Assemblée Générale des Puisatiers 2017

L’Assemblée Générale des Puisatiers s’est déroulée le samedi 1er avril 2017 à Flirey (54) dans les locaux de l’Auberge du Chardon Lorrain.

Le rapport d’activité et le rapport financier de 2016 présentés ont été adoptés ainsi que les projets pour 2017 et le budget prévisionnel correspondant.

Ci-dessous le bilan financier 2016 :

 

lespuisatiers_Depenses-realisees_2016

lespuisatiers_Recettes-Realisees_2016

L’orientation pour 2017

Est axée essentiellement  sur la formation des femmes afin qu’elles obtiennent grâce à leurs diverses productions ( savon, élevage, commercialisation, tissage, couture) des ressources financières leur permettant entre autre de payer la scolarité de leurs enfants, l’achat de médicaments…

Ci-dessous le budget Prévisionnel pour 2017 :

lespuisatiers_Depenses-previsionnelles_2017

lespuisatiers_Recettes-Previsionnelles_2017

P1120212

Le champ pédagogique de 6 ha de Sanon a offert ses premières récoltes de mil et sorgho

Les travaux de clôture de ce nouveau périmètre expérimental étant achevés ainsi que la plantation d’épineux bordant et doublant cette clôture, les premières mises en culture ont pu être réalisées.

Pour cette première saison de fonctionnement, 4 parcelles (sur 8 prévues) ont été plantées selon des méthodes économes en eau tels que le zaï* et les bakas*(* cf. définitions ci-dessous).

Ces techniques agro écologiques pratiquées par de jeunes agriculteurs motivés ont porté leurs fruits. En effet, sorgho rouge et mil associé à des haricots ont produit une belle récolte qui a fait l’admiration de bon nombre d’agriculteurs du village. Gageons qu’ils auront bientôt tous envie de pratiquer ces méthodes et ainsi d’augmenter leurs récoltes et leurs ressources.

D’autre part, une pépinière d’arbres d’essences locales a été créé dans l’objectif de les implanter ultérieurement dans la cour du collège.

Zaï

*Le zaï (photo ci-dessus) est une culture en poquet permettant de concentrer l’eau et les engrais biologiques dans des trous de 30 à 40 cm de diamètre et  10 à 15 cm de profondeur dans lesquels sont plantées les céréales. La terre retirée est déposée en croissant en aval des trous évitant que la terre et les fertilisants soient entraînés par les eaux.

Les matières organiques déposées dans chaque micro bassin avant la période des pluies attirent les termites  qui creusent des galeries jusqu’à la surface  permettant ainsi  l’infiltration de l’eau et la formation de poches d’eau en profondeur.

Cette technique permet donc de maîtriser l’érosion, favorise l’enracinement profond des cultures et augmente considérablement les rendements des céréales. Technique particulièrement avantageuse dans la terre très pauvre de la zone subsahélienne où se situent Sanon et Sourgou.

Champ pédagogique baka & sorgho

*Le Baka (photo ci-dessus) est une petite mare creusée au point déclive de chaque parcelle permettant le recueil des eaux de ruissellement lors de la saison des pluies et favorisant l’infiltration des eaux pluviales vers les nappes phréatiques. Leur capacité est d’environ 4 à 5 m3.

2ième forage du collège de Sanon

Avancement des travaux début 2016

Les 4 recherches d’implantation de forage à Manefyam restant négatives, nous ne pouvons malheureusement pas continuer ces recherches sachant que leur financement s’est élevé à environ 2000 € et que les géologues nous ont confirmés qu’il y a peu d’espoir de trouver de l’eau dans ce secteur.

Le deuxième forage au collège de Sanon a été réalisé, il procure 7 200 litres/heure.

Par contre la recherche effectuée près de l’école de Puédogo s’est avérée positive et la réalisation du forage est lancée.

Implantation du forage de Puédogo

Implantation du forage de Puédogo

Le Champ pédagogique de Sanon est préparé et pourra en principe recevoir les cultures vivrières (riz, sorgho, mil…) dès la prochaine saison des pluies (en mai-juin).

Local de stockage du champ pédagogique

Local de stockage du champ pédagogique

L’extension du goutte à goutte au petit périmètre de Sanon est en cours, elle doit être terminée le 19 avril.

Installation du goutte à goutte

Installation du goutte à goutte

Claudine Moissonnier et Abdou Salam Kaboré

Assemblée Générale des Puisatiers le 10 avril 2016

En début de séance, fut évoqué le souvenir de Georges Moissonnier fondateur et président de l’association depuis 1999.
L’accueil des participants et la présentation de l’ordre du jour ont ouverts la séance.

Le rapport d’activités et le bilan financier de 2015 étant adoptés à l’unanimité, les perspectives et le budget prévisionnel pour 2016 ont été présentés et acceptés.

 

Les projets décidés pour 2016 sont :

L’achat et la distribution annuelle des fournitures scolaires  pour environ 2400 élèves (6 écoles).

A Sanon :

Construction de latrines près du local de la formation couture.

– Transfert d’un compteur d’eau pour évaluer les économies d’eau réelles liées au système de goutte à goutte.

Suivi de la formation « fabrication de savon » au beurre de karité et commercialisation.

Achat d’une pompe immergée en remplacement de celle datant de 2001.

Remplacement du régulateur de charge du système d’électrification solaire du dispensaire.

 

A Sourgou :

– Electrification solaire de l’école de Puédogo  (recyclage du matériel de l’école de Sougou qui est à présent alimentée par l’électrification de la commune), et,

Réalisation d’un forage à cette école.

Réalisation de 3 puits busés et sécurisés dans le périmètre maraîcher de 82 femmes.

Réparation de 2 motopompes et d’un groupe électrogène de 14 KWA.

Achat d’un concasseur de noix de karité, et

Formation à la fabrication de savon de karité pour les femmes.

 

Le renouvellement des membres du bureau a été voté :

Bernard Gex ayant assuré l’intérim de la présidence depuis quelques mois, ne représentant pas sa candidature, la candidature de Claudine Moissonnier  accueillie favorablement est  acceptée à l’unanimité.

Abdou Salam Kaboré, notre correspondant « principal » à Ouagadougou a été nommé vice-président à sa demande et avec l’accord de l’assemblée.

Une troisième vice-présidente, Jacqueline Singer,
une nouvelle trésorière, Odile Didier,
et son adjoint, Michel Henry,
renforcent ainsi l’équipe du conseil d’administration. Les autres membres conservent leur poste.

 

Le montant de la cotisation annuelle est maintenu à 25 € par personne & par an

Nous vous invitons à nous rejoindre ou à renouveler votre cotisation le plus vite possible.
Pour plus d’information cliquez ici.

Grand périmètre cultivé de Sanon

Le grand périmètre cultivé de Sanon : création et évolution

En 1989, la CEE créée une rizière de 2,7 ha dans les bas-fonds de Sanon où un forage fut réalisé.

La saison des pluies permet la culture du riz, on parle de riz pluvial.
La saison sèche permet de pratiquer le maraîchage.

Le périmètre périclita lorsque  l’encadrement européen quitta le pays en 1991 bien qu’il ait demandé au gouvernement du Burkina Faso de continuer l’action « rizière ». Mais aucun engagement écrit n’ayant été signé et aucune ONG n’ayant pris la relève, le moniteur n’a plus été payé, le trésorier est parti avec la caisse et la misère est revenue chez les villageois.

Accéder à l’autonomie et à la suffisance alimentaire sont les objectifs des Puisatiers :

A partir de 2002, les Puisatiers restaurent le site et ses différentes installations avec l’aide de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse : clôture, pompes immergées, groupe électrogène, château d’eau, bassins d’irrigation, canaux de répartition et achètent : petit matériel de culture, semences, engrais et carburant pour les groupes.

Une centaine de villageois redémarre les cultures,  encadrée par un moniteur agricole burkinabè dont la formation et la rémunération furent prises en charge par les Puisatiers.

Bassin d'irrigation et canux de répartition entre les parcelles

Une convention entre les Puisatiers et le Comité de gestion est signée indiquant en particulier la nécessité de gérer les revenus engendrés par les récoltes, afin de prévoir et assumer les achats et interventions nécessaires pour assurer la maintenance du matériel.

Signature de convention

La formation de 2 jeunes volontaires au BEP de moniteur agricole et un stage d’électromécanique pour un 3 ème sont pris en charge financièrement par les Puisatiers.

 En 2008, une installation solaire complète l’installation ce qui  permet le pompage de l’eau dans la journée diminuant ainsi la quantité de carburant (très onéreux) utilisé la nuit pour remplir le château d’eau.

En 2015, une remise en état, conformité et sécurité de toute l’installation de pompage est effectuée.

Rénovation et Sécurisation

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Famine évitée en mars 2008

Une saison des pluies désastreuse en août 2007

Dans la région de Sanon et Sourgou, la saison des pluies 2007 fut désastreuse et les récoltes très mauvaises.

Dès mars 2008, les instituteurs nous informaient que les cantines étaient fermées et que les enfants ne mangeaient plus que tous les trois jours, ne parvenant plus à travailler l’après-midi tant ils avaient faim.

En avril les greniers étaient vides, comment les villageois pouvaient-ils se nourrir jusqu’aux récoltes d’octobre ?

A Sourgou, la digue du barrage s’est rompue inondant les zones de culture.

La famine était inéluctable, il fallait agir 

Notre représentant à Ouagadougou prospecta aussitôt les régions du Sud du pays moins affectées par les inondations  pour réserver, avant la fin des moissons des céréales : mil,  sorgho et maïs blanc. A Ouagadougou il loua un magasin pour stocker le grain. Ce local a été nettoyé et sécurisé.

Ce sont 1610 sacs soit 167 tonnes de grains qui ont été  transportées de leur région d’origine au magasin puis aux villages de Sanon et Sourgou.

En novembre 2007 un sac de grains coûtait 6 500 Fcfa, l’inflation fut rapide et importante  puisqu’en mars 2008, le même sac valait 12 500 Fcfa !

Financièrement,  les Puisatiers ont été aidés par le Conseil Régional de Lorraine, le Conseil Général de Meurthe et Moselle, la Communauté de communes des 3 vallées et les lycéens et professeurs du Lycée Mayer de Creutzwald.

La vente de céréales à « prix social » aux villageois

Nos correspondants, Francis Zongo à Sanon et Abdou Salam Kaboré à Sourgou  organisèrent les distributions.

Distribution des céréales

Dans chaque village un comité a été formé, présidé par les maires, pour assurer une comptabilité détaillée et vérifier que les quotas définis par famille étaient respectés.

A l’annonce des distributions par les conseils municipaux, les visages des mères de famille se sont illuminés, elles étaient tellement anxieuses pour leurs enfants…

Femme venue s'approvisionner en céréales