Grand périmètre cultivé de Sanon

Le grand périmètre cultivé de Sanon : création et évolution

En 1989, la CEE créée une rizière de 2,7 ha dans les bas-fonds de Sanon où un forage fut réalisé.

La saison des pluies permet la culture du riz, on parle de riz pluvial.
La saison sèche permet de pratiquer le maraîchage.

Le périmètre périclita lorsque  l’encadrement européen quitta le pays en 1991 bien qu’il ait demandé au gouvernement du Burkina Faso de continuer l’action « rizière ». Mais aucun engagement écrit n’ayant été signé et aucune ONG n’ayant pris la relève, le moniteur n’a plus été payé, le trésorier est parti avec la caisse et la misère est revenue chez les villageois.

Accéder à l’autonomie et à la suffisance alimentaire sont les objectifs des Puisatiers :

A partir de 2002, les Puisatiers restaurent le site et ses différentes installations avec l’aide de l’Agence de l’Eau Rhin-Meuse : clôture, pompes immergées, groupe électrogène, château d’eau, bassins d’irrigation, canaux de répartition et achètent : petit matériel de culture, semences, engrais et carburant pour les groupes.

Une centaine de villageois redémarre les cultures,  encadrée par un moniteur agricole burkinabè dont la formation et la rémunération furent prises en charge par les Puisatiers.

Bassin d'irrigation et canux de répartition entre les parcelles

Une convention entre les Puisatiers et le Comité de gestion est signée indiquant en particulier la nécessité de gérer les revenus engendrés par les récoltes, afin de prévoir et assumer les achats et interventions nécessaires pour assurer la maintenance du matériel.

Signature de convention

La formation de 2 jeunes volontaires au BEP de moniteur agricole et un stage d’électromécanique pour un 3 ème sont pris en charge financièrement par les Puisatiers.

 En 2008, une installation solaire complète l’installation ce qui  permet le pompage de l’eau dans la journée diminuant ainsi la quantité de carburant (très onéreux) utilisé la nuit pour remplir le château d’eau.

En 2015, une remise en état, conformité et sécurité de toute l’installation de pompage est effectuée.

Rénovation et Sécurisation

Dispensaire Anna de Sanon

Le dispensaire de Sanon construit par les Puisatiers

Pour favoriser la santé, les Puisatiers construisent un dispensaire à Sanon

En 2005, le dispensaire nommé Anna du nom d’une bienfaitrice, a été construit et meublé par du matériel récupéré en France.

Salle d'hospitalisation du dispensaire

Le projet comporte l’utilisation d’un forage proche, la construction d’un château d’eau, l’achat d’un groupe électrogène, d’une pompe immergée et  la réalisation d’une canalisation d’environ 500 m par les villageois.

Chateau d'eau du dispensaire
Ce dispositif réalisé grâce à l’aide de l’Agence de l’Eau Rhin Meuse, permet d’assurer l’alimentation simultanément en eau et  en électricité du dispensaire et de la maternité.

Une cuisine, c’est-à-dire un local abrité composé de 2 foyers, a été réalisée afin que les familles puissent préparer les repas de leur malade hospitalisé.

En 2013, les murs de la salle d’accouchements de la maternité ont été carrelés afin de favoriser l’hygiène.

Maternité salle de travail carrelée

Depuis 2015, une installation solaire alimente le réfrigérateur à énergie mixte du dispensaire permettant ainsi la conservation des vaccins sans interruption de la production de froid. En effet l’alimentation en bouteilles de gaz est trop souvent aléatoire (nombreuses rupture de stock même sur Ouagadougou).

Tableaux extérieurs collège

Tableaux extérieurs maçonnés au Collège de Sanon

Dans la cour du collège de Sanon, abrités sous des arbres, 5 tableaux maçonnés double face recouverts d’ardoisine ont été bâtis.

Ces tableaux permettent aux élèves de faire leurs devoirs (pour pallier  le manque de papier brouillon)  de plus ils favorisent l’entraide et le travail de groupe.

Tableaux extérieurs collège

 

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SANON / Réception des travaux de la 3° tranche du collège

En janvier 2014,

la mission a réceptionné la 2ième et la 3ième tranches de la construction du  collège de Sanon, projet établi sur 3 ans (de 2011 à 2013). Un bilan détaillé des travaux de la 2ième et 3ième tranche de travaux a été fait. Quelques corrections ont été apportées par les entreprises dans le cadre de la garantie, et en présence du bureau d’études chargé du suivi des travaux.

L’inauguration de cette 3ième et dernière tranche s’est déroulée le 26 janvier en 2014 en présence des autorités territoriales, des chefs coutumiers du représentant au Burkina Faso d’Air Liquide dont la Fondation d’Entreprise a participé financièrement au projet.

 

 

 

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Maternité de Sanon

A la maternité, Honorine NIKEMIA,
l’accoucheuse, est très satisfaite du carrelage qui est bien posé aux murs ainsi que sur les paillasses…
La finition du  contour des interrupteurs a été réalisée au plâtre, un interrupteur cependant mérite d’être remplacé ce qui est prévu par Francis.

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Le local de la couturière

Construction d’un local en pierres du pays pour la couturière, réalisée en 2013.
Le local est conforme, ses dimensions extérieures sont de 9.20 m x 6 m pour l’ensemble (et de 3.20 x 6 m pour le magasin en particulier).

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Famine évitée en mars 2008

Une saison des pluies désastreuse en août 2007

Dans la région de Sanon et Sourgou, la saison des pluies 2007 fut désastreuse et les récoltes très mauvaises.

Dès mars 2008, les instituteurs nous informaient que les cantines étaient fermées et que les enfants ne mangeaient plus que tous les trois jours, ne parvenant plus à travailler l’après-midi tant ils avaient faim.

En avril les greniers étaient vides, comment les villageois pouvaient-ils se nourrir jusqu’aux récoltes d’octobre ?

A Sourgou, la digue du barrage s’est rompue inondant les zones de culture.

La famine était inéluctable, il fallait agir 

Notre représentant à Ouagadougou prospecta aussitôt les régions du Sud du pays moins affectées par les inondations  pour réserver, avant la fin des moissons des céréales : mil,  sorgho et maïs blanc. A Ouagadougou il loua un magasin pour stocker le grain. Ce local a été nettoyé et sécurisé.

Ce sont 1610 sacs soit 167 tonnes de grains qui ont été  transportées de leur région d’origine au magasin puis aux villages de Sanon et Sourgou.

En novembre 2007 un sac de grains coûtait 6 500 Fcfa, l’inflation fut rapide et importante  puisqu’en mars 2008, le même sac valait 12 500 Fcfa !

Financièrement,  les Puisatiers ont été aidés par le Conseil Régional de Lorraine, le Conseil Général de Meurthe et Moselle, la Communauté de communes des 3 vallées et les lycéens et professeurs du Lycée Mayer de Creutzwald.

La vente de céréales à « prix social » aux villageois

Nos correspondants, Francis Zongo à Sanon et Abdou Salam Kaboré à Sourgou  organisèrent les distributions.

Distribution des céréales

Dans chaque village un comité a été formé, présidé par les maires, pour assurer une comptabilité détaillée et vérifier que les quotas définis par famille étaient respectés.

A l’annonce des distributions par les conseils municipaux, les visages des mères de famille se sont illuminés, elles étaient tellement anxieuses pour leurs enfants…

Femme venue s'approvisionner en céréales